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Les chantiers d'insertion dans le Val-de-Marne

 
 

Qu’est-ce qu’un chantier d’insertion (ACI) ?
Le chantier d’insertion est mis en œuvre par une association conventionnée par l’Etat. Il propose une activité professionnelle aux personnes sans emploi pour les aider à retrouver un emploi durable ou accéder à une formation qualifiante.
Ces salariés en insertion orientés par Pôle emploi, les missions locales ou les PLIEplan local pour l'insertion et l'emploi, sont embauchés en CDD à temps partiel pour une durée maximale de 2 ans. Au cours de cette période, ils bénéficient notamment d’un accompagnement social pour trouver une solution à leurs problèmes (logement, santé, illettrisme, endettement) et construire un projet professionnel.

Les ACI dans le Val-de-Marne
Dans le Val-de-Marne, il existe une vingtaine de chantiers d’insertion (ACI) ayant pour activités principales le transport et la logistique (27%), et le recyclage et les espaces verts (19% chacun).
Ces chantiers font travailler 550 salariés en insertion dont la moitié recherchait un emploi depuis plus de deux ans. 6 sur 10 étaient sans diplôme et 28% issus de quartiers politique de la ville (QPV). Le budget annuel 2018 pour le Val-de-Marne représente 5 millions d’euros.

Un accompagnement par la DIRECCTEdirection régionale des entreprises de la concurrence de la consommation du travail et de l'emploi 94   
L’Etat est le financeur principal des chantiers d’insertion (20 000 € par an par salarié pour un parcours à temps plein). La DIRECCTEdirection régionale des entreprises de la concurrence de la consommation du travail et de l'emploi du Val-de-Marne conventionne les structures d’insertion et s’assure du bon déroulement des projets à l’occasion de rencontres périodiques, des contrôles sur pièces et des visites sur place. Chaque année, elle évalue les résultats en termes de publics accueillis, de moyens humains mobilisés, d’accompagnement réalisé, de formations dispensées et de retour à l’emploi.
La DIRECCTEdirection régionale des entreprises de la concurrence de la consommation du travail et de l'emploi anime également le réseau de l’insertion par l’activité économique (IAE) dans le Val-de-Marne en organisant des évènements (Matinale IAE, forum mixité, rencontres thématiques) et pilote le dispositif dans le cadre d’un plan d’action triennal (maillage territorial homogène, mixité professionnelle, amélioration des parcours).

Focus sur un chantier d’insertion : « Au fil de l’eau » à Choisy-Le-Roi
Les activités de la structure « Au Fil de l’eau » s’organisent autour de trois pôles : la navigation, les chantiers paysagers et l’animation. En 2017, ce chantier a accueilli 20 salariés en insertion. A l’issue de leur parcours d’insertion, pour 4 salariés sortis du chantier, 3 ont intégré une formation qualifiante et un a été embauché par une entreprise en CDD.

Nous avons rencontré Sayon, accompagnatrice fluviale, salariée en insertion au sein de l’association « Au fil de l’eau » de Choisy-le-Roi, voici son portrait :

Sayon a 23 ans et a commencé un baccalauréat professionnel en secrétariat comptabilité qu’elle n’a malheureusement pas validé. Après ce décrochage scolaire, Sayon s’est retrouvée pendant un an à l’EPIDE, un établissement pour l’insertion des jeunes de 18 à 25 ans sortis du système scolaire sans diplômes. Les équipes de l’EPIDE l’ont aidé à trouver une mission de service civique au sein de l’hôpital Émile ROUX de Limeil-Brévannes. Lorsque son contrat à l’hôpital est arrivé à son terme, elle a également dû rendre le logement dans lequel elle habitait, ce fut alors le début d’une période de sa vie qui s’annoncerait très difficile.

Sayon a obtenu le soutien de la mission locale de Limeil-Brévannes , grâce à laquelle sa conseillère l’a rapidement mise en contact avec l’association « Au fil de l’eau » de Choisy-le-Roi, afin d’y effectuer un atelier chantier d’insertion (ACI). Une fois son CV envoyé, elle a été reçue en entretien dans la foulée.

Depuis avril 2017, Sayon travaille au sein de l’association spécialisée dans le domaine de l’environnement fluvial (navigation, chantiers paysagers et animation). En un an, elle a déjà eu la possibilité d’obtenir divers stages et de découvrir des métiers pour lesquels elle n’aurai jamais songé postuler auparavant. La jeune femme a effectué tout d’abord une immersion professionnelle de deux semaines dans le secteur des travaux publics au sein de la société Valentin afin de découvrir les métiers du bâtiment dit « métiers d’homme ». Travailler dans un environnement totalement masculin fut un nouveau challenge qu’elle a su relever avec brio.

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Par la suite, elle s’est occupée des génies végétales (des techniques employant le végétal comme armature dans les travaux de retenue de terre, les digues, les berges, les fascines) c’est-à-dire veiller à ce qu’il n’y ait pas d’érosion sur les berges, pratiquer le ramassage des déchets à la suite des crues, effectuer des travaux de mécanique et de menuiserie (construction de bancs).

 

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Grâce à son parcours au sein d’Au fil de l’eau, Sayon a obtenu un permis bateau ce qui lui donne l'occasion de piloter un bateau pouvant accueillir jusqu’à 20 passagers, d’organiser des croisières et animations auprès de familles et de groupes d’écoliers.

Sayon a aujourd’hui une vision précise de son projet professionnel, sa priorité est de trouver un emploi dans les domaines de l’assainissement et du développement durable. Sayon se sent désormais plus armée pour aborder son futur.

 
 

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